L’Éveil

 Roman contemporain

Résumé :

Aëlle se bat pour sauver l’Éducation Nationale, menacée de privatisation par l’État. Blessée lors d’une manifestation, elle va malgré tout travailler à la villa des Riveria, où elle rencontre Sloann, ce riche héritier. Ils se disputent aussitôt : vu son discours antigouvernemental, la jeune fille n’a-t-elle pas provoqué les Policiers ?

Ils n’ont rien en commun, excepté leur curiosité et leur ouverture d’esprit les poussant aux échanges vifs et argumentés.

Mode de vie, carcans sociétaux, écologie et blessures transmises par l’éducation… De discussions engagées en confidences, de querelles en réconciliations, les deux jeunes adultes apprennent à se connaitre. Au-delà de leur attirance mutuelle, leur monde intérieur vacille.

 


Parution :

Début 2018.


Personnages et extraits :

(Rendez-vous les 15 du mois jusqu’en février 2018 pour découvrir plus !)

Avant tout, L’Éveil est un roman à double narrateur : Aëlle et Sloann, les personnages principaux, prennent la parole à tour de rôle. Même s’ils s’expriment dans le registre courant, Sloann, en raison de ses origines, emploie quelques mots appartenant au langage soutenu. Il tient un journal intime. Elle narre les évènements tels qu’elle les vit.

Trêve de bavardage, les voici !

 

Aëlle :

Cette jeune fille pétillante de vie a été élevée par une famille écolo aux valeurs bienveillantes. Bien dans sa peau malgré les aléas de la vie, elle assume son appartenance au milieu altermondialiste et n’hésite pas à argumenter en faveur du développement spirituel et des êtres vivants.

Physiquement, son amour pour la randonnée, qu’elle pratique avec Nèdji, son meilleur ami, et l’aide qu’elle apporte à Lennie, son beau-père, pour jardiner, la maintiennent en forme. Ses cheveux châtains bouclent « façon caniche », selon elle, c’est d’ailleurs pour éviter la galère de les coiffer qu’elle les porte plutôt courts.

Si je devais vous décrire Aëlle en un mot ? Lumineuse.

Sa mâchoire se crispa tandis qu’il détournait légèrement le visage. Son mal-être me percuta et me noua les tripes de tristesse. Je comprenais mieux, à présent, ses revirements de point de vue et son acharnement à argumenter. Chacune de nos discussions remettaient non seulement son éducation, donc son passé, en cause, mais aussi son futur. La route toute tracée par son père ne menait peut-être pas au Paradis, comme il l’avait cru jusqu’à présent.

 

Sloann :

Attention les yeux, Sloann est un beau-gosse. De ceux qui font craquer Aëlle, en tout cas ! Un brun aux yeux verts pratiquant la natation pour se détendre. Mais afficher des traits harmonieux n’est pas forcément synonyme de bien-être…

Ce riche jeune homme possède une bonne dose de curiosité intellectuelle et une époustouflante capacité de remise en question. Sa vie n’est pas toute rose, mais son courage, même s’il vacille de temps en temps, est un sacré moteur.

Si je devais vous décrire Sloann en trois mots ? Soif de connaissance.

Sa réflexion et sa curiosité : dès qu’elle apprend quelque-chose, elle s’en éloigne aussitôt pour le remettre en question. De telle sorte que son avis n’est jamais réellement tranché (sauf pour cette loi de privatisation de l’éducation). Elle accepte que tout ne soit pas noir ou blanc. Cette capacité me laisse pantois. Je prends conscience de ma propre nature qui range tout dans deux boites distinctes : bien ou mal. Blanc ou noir. Mais lorsque je l’écoute parler, je me rends compte que pour elle, tout n’est que gris, tout n’est qu’incertitude. Elle n’a pas besoin de certitudes pour être sûre d’elle.


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Extraits tirés des chapitres d’Aëlle et de Sloann :

Les gens, quand ils font leurs courses, ne pensent qu’à leur porte-monnaie. Ils ne voient pas la chaine de fabrication qu’il y a derrière le produit, la destruction de vies humaines et de notre planète ou la maltraitance animalière. Pourtant, c’est quoi, quelques euros supplémentaires pour protéger la Terre ou encourager le commerce équitable, par exemple ? C’est simplement un choix de consommation : les gens ont tous le dernier I-Phone, mais achètent le poulet à trois euros le kilo pour faire des économies. Alors que ce poulet à vécu toute sa vie dans une cage minuscule, n’a jamais vu la lueur du soleil, a été gavé de maïs OGM, les pattes trempées dans de la Javel pour une question d’hygiène… Je ne te parle pas des conditions d’abattage, il a certainement été électrifié, puis ébouillanté vivant pour retirer ses plumes et enfin, on l’a décapité. Après, on avale ça et évidemment, ça n’a pas un goût super développé et ça ne nous nourrit pas correctement. On ne se doute même pas qu’on s’empoisonne, qu’on bouffe des OGM, des pesticides et de la viande emplie de souffrance.

Sloann me fit face, écœuré et triste. Moi-même, mon cœur flottait au bord de mes lèvres. Ce que je venais de formuler était la stricte vérité, nue, sans bel emballage flashy et prix imbattable.

— Les gens trouvent normal de passer les trois-quarts de leur paye dans un téléphone ou un écran plat, mais pas dans de la nourriture saine, c’est ce que tu es en train de me dire ?

Je haussai les épaules.

— J’évite de faire des généralités, quand j’y parviens ! Mais oui, il y a une partie de la population qui choisit de subsister ainsi. Mais il y a d’autres gens qui vivent autrement, tu sais. C’est un choix personnel, Sloann. Chacun et chacune d’entre nous décide de sa manière de consommer. Sauf les gens extrêmement pauvres, évidemment. Mais eux ne possèdent ni téléphone ni jean à cent cinquante euros… Ils n’ont juste pas le choix.

~Aëlle~

 

Aëlle touche toujours juste. L’histoire de la blessure d’Humiliation reliée à la difficulté d’être propre m’a chamboulé. Je n’ai rien voulu lui confier. Pour qui m’aurait-elle pris ? J’ai honte, quand je repense à cette période. Tellement honte que les larmes affleurent, comme quand j’étais petit et que je me recroquevillais dans un coin de ma chambre, le plus loin possible de mon lit.

J’ai des bleus plein l’âme, depuis.

~Sloann~

 

— Comment tu fais pour garder foi en l’évolution de l’espèce humaine en sachant tout cela ?

Je me mordillai la lèvre inférieure et pris le temps de réfléchir.

— Si je suis capable de comprendre des choses comme celles-ci et d’agir en conséquence, c’est que les autres aussi, murmurai-je.

~Aëlle~

 

Évidemment. Que répondre à cela ? Elle a raison. Sa famille consomme le plus local et national possible. Et ils y arrivent, sauf pour certains produits (le café par exemple). Finalement, cette famille ne fait-elle pas plus pour son pays que n’importe qui d’autre, qui effectue ses courses au supermarché et ressort le caddy plein de produits étrangers, par exemple ?

Alors pourquoi sont-ils si mal vus ? Pourquoi méprise-t-on les écolos et leurs valeurs ? Pourquoi les tourne-t-on en dérision ? Pourquoi la justice les pointe-t-elle ainsi du doigt ?

~Sloann~


La couverture :

Je vous en parle depuis longtemps, de cette couverture !

Tout a débuté avec la rencontre d’Éric, un artiste-verrier au travail époustouflant. Rencontré en avril dernier, j’ai flashé sur ses Marbles (la bille que vous visualisez au centre de la photo en est un).

Je me suis réveillée le lendemain matin avec l’image de cette couverture imprimée sur la rétine. Ne restait plus qu’à…

Me voici donc courant du mois de mai, à scruter chaque bas-côté pour découvrir le pied de fraises qui servira de décor. Un soir de balade dans mon village, je suis tombée sur un petit coin à la nature sauvage, au parterre couvert de fleurs blanches délicates… Chaque jour, ou presque, je suis repassée par cette allée si belle afin de guetter la formation de ces fruits savoureux.

Puis il a fallu patienter pour le rayon de soleil. J’ai dû faire… pfiou… pas loin de 300 photos, à des jours et des instants différents, pour tester, puis pour trouver le cliché parfait à mes yeux.

C’est là que ça se corse ! Et c’est pourquoi j’ai mis autant de temps à créer cette couverture ! Après quelques tests (plus ou moins réussis !!!), j’ai dû me rendre à l’évidence que je ne possédais pas le logiciel adapté au résultat final que je m’imaginais. Ainsi à commencer de longues heures d’autoformation à Gimp (équivalent gratuit de Photoshop). Et puis avec l’aide de tous les Pandas, d’idées en essais en peaufinages… après des heures de travail, la voilà !

Et si vous vous demandez ce que fait une bille de verre au milieu d’un fraisier, sachez que je vous concocte un article (prévu certainement pour le mois de mars), afin de vous donner quelques pistes de réflexion… 😉

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Seconde Chance – Vos commentaires

  1. Jolie couverture Ilé! Bravo!

    • Ileana

      Merci ! ^^

      J’ai l’impression qu’elle plait à pas mal de monde, je suis contente ! =)

  2. Merci et félicitations a l’auteur!
    Je suis fier de voir une de mes marble en couverture d’un roman!

  3. Félicitation Iléna!!!!
    je suis ravis de voir une de mes marble en couverture de ton livre!
    Eric.

  4. Léona

    Félicitation Ilé !
    Bientôt, je pourrais reconnaître un de tes romans rien qu’à la 4ème de couv’. ^^

    J’aime toujours autant la fraîcheur qui se dégage de la couverture, ça fait du bien.

    • Ileana

      Coucou Léona,

      Ravie qu’elle te plaise ! Ma future proposition de SP part d’un bon pied ! ^^

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